Difficile de prendre en photo ce genre d’animal, discret et particulièrement farouche ! Pour cela, il faut déployer des trésors de patience. Me baladant sur l’île Notre-Dame (l’une des innombrables îles de Montréal sur le fleuve Saint-Laurent) et ayant repéré du mouvement dans un bosquet, je m’y arrête à l’affût. Restant immobile durant de longue minutes, un tamia rayé finit par montrer le bout de son museau pour fureter dans le tapis d’aiguilles qui jonche le sol. De façon inattendue, celui-ci prend la pose un long moment à moins d’un mètre de là où j’étais assis, me laissant largement le temps de le photographier sous toutes les coutures.