À plusieurs reprises, j’ai eu l’occasion de faire de courtes randonnées dans les hauteurs de Givors au départ de la gare, en passant par la Madone qui surplombe la ville, et en direction du Sud vers l’intérieur du massif du Pilat.
Constatant que les alentours de la Madone étaient jonchés de déchets et détritus, je suis venu un après-midi avec pour objectif de nettoyer le site. Avant ce jour, j’aurais été bien incapable de deviner l’étendue de ce que j’allais trouver sur place. Aux traditionnelles cannettes en aluminium et bouteilles en plastique (nombreuses toutes deux), j’ai récolté au pied de la Madone toute une collection de bonbonnes XXL de protoxyde d’azote, de ballons de baudruche et de récipients en plastique. En déroulant petit à petit la pelote de laine, furetant ça et là, ma quête m’a amené à découvrir ce qui avait dû servir comme emplacement de fête nocturnes avec son lot déchets, canettes et préservatifs rouges (qui donc utilise cette couleur ?!). Et tout à côté, cachés sous une haie, un tas imposant de prospectus neufs, tellement neufs qu’ils étaient encore ficelés par leur lien en plastique… Tout mon stock de sacs plastique emportés y est passé ; nettoyer les champs, les abords des routes, la place de la Madone m’a pris toute un après-midi. Une image valant mieux que mille mots :

De retour à Lyon, je me suis fendu d’un courriel à la mairie de Givors afin de leur faire-part de ma découverte, sans réponse de leur part.
Cela m’a rappelé une découverte similaire faite quelques années plus tôt dans un champ situé derrière l’abbaye d’Ardennes à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe (périphérie de Caen). Contre une haie gisait (gît peut-être toujours) une baignoire débordant de bouteilles en verre. À bon entendeur.

Stupéfait, à chaque sortie, je le suis de voir à quel point la campagne est souillée. Il serait possible d’évoquer longuement les décharges sauvages, les pneus laissés dans les forêts, les abords dévastés d’un champ en périphérie de Tours occupé par des gens du voyage, les innombrables cannettes de bière retrouvées sur les accotements des routes (qui donc boit en voiture ?), et j’en passe.
Ce problème de savoir-vivre ne se cantonne pas qu’en zone rurale, hélas… Le phénomène se retrouve en ville, et parfois l’on se retrouve avec ce cas de figure :
